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46 raisons de quitter le salariat et de tenter sa chance. 

Est-ce que l’on crée soi-même le métier de ses rêves ou l’on en cherche un ?

Il est toujours plus facile de savoir ce que l’on quitte, et très difficile de savoir ce vers quoi l’on se dirige. J’ai essayé ici d’être le plus exhaustif possible, mais je suis sûr qu’il y a encore d’autres raisons qui aurait pu figurer dans la liste.

Ce n’est jamais une partie de plaisir de devenir pleinement conscient de tout cela, et tout le monde n’est pas forcément fait pour l’entreprenariat, mais voilà les critères qui font que je ferais tout pour ne pas redevenir salarié un jour.

1. Redevenir maitre de son temps

  • Arrêter le présentéisme. Tous les jours, de 9h à 18h, que vous soyez malade, qu’il fasse beau dehors, que vous ayez des problèmes dans votre vie personnelle ou non, vous êtes quasiment obligé d’aller au travail, et de travailler sur des horaires ou vous n’êtes pas disponible mentalement ou physiquement, ou vous ne serez pas efficace. (Voir la loi de Parkinson)
  • À l’inverse, si vous avez trouvé un job salarié super, pourquoi vous arrêter après 35-40h de travail ? Si vous commencez à compter les heures, est-ce vraiment bon signe ?
  • 5 semaines de congés par an seulement ? Pourquoi ? Pourquoi pas être en vacances un peu tous les jours ? Pourquoi ne pas être en vacances quand vous en avez besoin ? Et si c’était possible ?
  • Arrêter de faire une heure de transport aller, une heure de transport retour, et de gâcher littéralement 1/12e de votre vie dans les transports. C’est littéralement deux heures par jour qui disparaissent…
  • Arrêter de faire la queue, de sortir faire vos courses ou d’aller déposer un colis en même temps que tout le monde… finalement, vous perdez une heure par-ci, une heure par là, et ça s’accumule vite.
  • Être disponible pour aller voir ses amis, ses proches, des lieux inspirants, des futurs partenaires.
  • Ne plus être obligé de bosser quand vous n’en avez pas envie, c’est-à-dire quand vous n’êtes pas efficace. La procrastination n’est pas de la flemmardise, c’est une façon qu’a trouvé votre inconscient pour vous dire que la tâche que vous avez prévu de faire n’a peut-être pas autant de sens aujourd’hui que vous ne le pensiez.
  • À l’inverse, vous ne pouvez pas travailler sur cette super idée que vous avez en tête quand elle arrive. Même s’il est 3h du matin, c’est maintenant que vous avez de l’énergie, pourquoi la laisser passer ? C’est pour vous que vous travaillez.
  • Pourquoi n’avoir qu’un seul métier ? La plupart des métiers salariés vous impose l’exclusivité, parce que vous avez l’obligation de ne travailler que pour votre employeur. Et si vous aviez le choix : 10h pour travailler sur quelque chose de très rentable, mais pas forcément passionnant, 15h pour faire un autre métier qui ne rapporte pas beaucoup, mais que vous adorez faire, et 15h dans une association en tant que bénévole parce que ça vous permet de rencontrer du monde ? À vous de choisir (voir > les slasheurs)
  • Pourquoi attendre la retraite pour commencer à vivre ?

2. Redevenir maître de votre espace

  • Ne plus avoir à se rendre tous les jours au même endroit encore et encore, tous les matins, tous les soirs… un peu plus de diversité, beaucoup moins de routine
  • On est plus obligé de rester dans les grands centre urbain pour trouver du travail
  • Pas obligé non plus d’être sur un bureau pour travailler efficacement. On peut changer d’espace pour changer d’état d’esprit.
  • Vous pouvez vous adapter à de nouvelles situations et crises. Grève des transports ? Pas grave. Confinement ? Pas grave. Besoin d’emmener votre enfant chez le docteur ? Vous choisissez où, comment et quand vous travaillez. Le travail n’est plus là priorité. La priorité, ce sont votre famille et votre santé.
  • Pas obligé non plus de s’enfermer à l’intérieur au travail quand il fait beau dehors, vous pouvez travailler tôt le matin, tard le soir, ou sur la terrasse de votre café préféré. Vous pouvez organiser votre journée.

3. Retrouver du sens

  • Commencez à régler les problèmes de ce monde que personne n’avait encore réussi à comprendre pleinement. Venez en aide à vos futurs clients.
  • Arrêter de bosser pour les rêves de quelqu’un d’autre, faites vous-même vos choix, travaillez pour votre avenir et celui de votre entourage
  • Vous gardez du temps pour vous préparer au monde de demain, votre résilience et votre autonomie, pendant que le reste du monde continue vers l’effondrement
  • Se créer un métier sur mesure, « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » dixit Confucius, (ou presque)
  • Devenir entrepreneur pour booster l’estime de soi.
  • Quand vous êtes épuisé en rentrant le soir du boulot, vous laissez de côté vos projets personnels et vos amis au lieu de profiter de votre créativité et de la vie en général.

4. Être libre financièrement

  • En tant que salarié, vous êtes obligé de vendre votre temps contre de l’argent. Ça vous paraît peut-être normal, mais est-ce qu’une fleur s’arrête de pousser quand vous arrêter de la regarder ? C’est le même principe. Vous pouvez créer un système qui vous rapporte de l’argent, sans pour autant avoir besoin d’être présent tout le temps.
  • Les pièges financiers : Vous n’êtes plus obligé de faire un emprunt pour habiter à côté du travail, généralement en ville, ou de payer un gros loyer. Finalement, cela vous oblige à travailler plus que nécessaire et à perdre votre temps et votre argent.
  • En tant que salarié, sans vous en rendre compte, vous dépensez plus d’argent. C’est le piège social : costumes et vêtements de marque pour ressembler aux collègues, restaurants les midis et bar le soir, maquillage, voiture, salle de sport, vacances, une petite montre. Vous imitez quelqu’un que vous n’êtes pas et, petit à petit, ça fini par coûter cher.
  • Vous n’êtes jamais payé pour 100% de la valeur que vous apportez ou 100% de vos compétences. Une entreprise devant rester rentable, par principe, elle est obligée de vous payer moins que ce que vous ne lui coûtez.
  • Quand vous travaillez pour l’entreprise de quelqu’un d’autre, c’est comme si vous habitiez dans une location et que vous payiez un loyer à votre propriétaire. Le temps que vous avez passé disparait à financer le capital d’un autre, au lieu de travailler pour vous.
  • Ne pensez plus en termes de salaire absolu, c’est-à-dire combien vous gagnez sur un an, quel que soit le nombre d’heures travaillées. Vous commencez à penser en termes de salaire relatif, c’est-à-dire « combien vaut mon temps », qu’est-ce que je suis prêt à accepter ?

5. L’expérience et la formation

  • Le confort d’un job salarié peut enfermer dans une bulle dorée, et vous faire oublier comment vous adapter aux futures crises, ou oublier comment vous vendre en entretien.
  • Vous avez rarement l’occasion d’utiliser 100% de vos compétences, et donc vous perdez celles que vous n’utilisez pas, dans votre entreprise la polyvalence est de nouveau une qualité
  • L’ennui, la routine, le stress, la déprime, ne pas être libre d’apprendre quelque chose quand l’énergie et la motivation sont pourtant là, et pour essayer de nouvelles choses.
  • En tant que salarié, on vous demande souvent tel ou tel diplôme, votre salaire est même souvent calculé sur une simple grille en fonction. Vous aurez passé un nombre d’heures colossal sur de la théorie au lieu de vous confronter au réel pour apprendre. Vous êtes bloqué avec ce diplôme qui vous a couté énormément de temps, ce qui vous empêche de changer de travail  ou de domaine. Si ça ne vous passionne pas autant que vous ne le pensiez, vous êtes coincé, ou simplement cela vous ferme des portes pour lesquels vous auriez été très doué en autodidacte.
    Une des particularités quand vous n’êtes pas salarié, que vous soyez indépendant ou que vous ayez créé une petite entreprise, on vous demande juste d’être efficace. Pas besoin de CV, ni de diplôme, l’avis de vos clients suffit. Et vous avez toujours la possibilité de faire des petites formations de temps en temps sur des points spécifiques, si vous en avez vraiment besoin.
  • Un jour votre diplôme ne vaudra plus rien, seul ce que vous aurez réalisé comptera pour l’embauche. Et il faut en plus compter le changement de contexte dans les années à venir.

6. Plus de sécurité en cas de crise

  • Quelque soit notre projet dans la vie, il y a toujours une possibilité d’échouer, mais c’est aussi comme ça qu’on grandit. On peut échouer en faisant quelque chose que l’on déteste, alors autant échouer parce qu’on a essayé quelque chose d’extraordinaire. L’expérience que vous en tirerez vous rendra bien plus précieux aux yeux de tous.
  • Un CDI représente une fausse sécurité : en cas de crise financière, le patron est dans une position de force pour licencier, négocier une baisse de salaire …etc Briser un CDI légalement devient extrêmement simple.
  • Une entreprise cherche à maximiser des profits. Vous serez remplacé par un profil moins expérimenté et moins cher dès que possible.
  • Plus personne ne peut espérer vivre toute sa carrière dans la même entreprise comme pour les générations précédentes, c’est important de savoir combien on vaut, de savoir apprendre, se vendre, et s’adapter
  • Lorsque l’on est libre de son temps, il devient possible de réduire ses besoins (Achats, déplacements, autonomie et loisirs), de manière à réduire le besoin de travailler, réduire les habitudes un peu dépensières, et d’apprendre à s’adapter.
  • Vraie sécurité : Cette sécurité, vous pourriez vous la créer seul. 
  • Les risques de l’entreprenariat ne concerne que ceux qui n’ont jamais cherché à se renseigner, et qui ont pris plus de risque qu’il ne le devait. Les risques que vous prenez à créer une entreprise sont en fait bien moindre que ce que le mythe laisse croire. (et un échec reste source d’apprentissage)
  • Même un employé est en fait déjà un chef d’entreprise. Il s’agit simplement d’une entreprise où l’on fournit soi-même qu’un seul type de service et en ayant qu’un seul client à la fois. Est-ce vraiment sage de mettre tous ses œufs dans le même panier ? Vous devenez dépendant de ce seul client, dépendant financièrement et dépendant émotionnellement. 

7. Les relations humaines et les rencontres :

  • Avoir un boss toxique, c’est fini !
  • Vous pouvez enfin choisir vos propres partenaires, et ne plus vous retrouvez avec dédé, le plus grand beauf du monde comme collègue, et qui vous refile son travail dès qu’il en a l’occasion ! Et vous pouvez en changer !
  • Choisissez pour qui vous souhaitez travailler. Qui sont vos clients ? (Voir la loi de Pareto)
  • Faites plus de rencontres, découvrez des gens plus inspirant les uns que les autres, et approchez les personnes à qui vous aimeriez ressembler.
  • Dans les faits, il y a moins de discrimination quand vous avez votre propre entreprise. Cela n’intéresse pas votre client que vous soyez noir, enceinte, homme, femme, que vos parents soit ouvrier ou non. Encore plus dans le cas d’une activité sur internet, les gens ne verront que vos résultats.
  • Si vous êtes dans une situation désespérée, et que vous ne pouvez pas choisir votre employeur, vos clients, vous êtes sûr de vous retrouver avec les pires individus et les pires conditions de travail. C’est compter sur la chance en espérant tomber sur les bons.

Et maintenant ? Quel est la suite ?

Tout cela, ce sont les raisons qui font que je ne prendrais plus de travail salarié si je n’y suis pas complétement forcé. Mais du coup, une fois qu’on a fait le choix de quitter son job de salarié, par quoi on commence ?
Il se peut que vous ayez déjà des enfants à charge, et devenir entrepreneur implique aussi des rentrées d’argent moins stable au début. La vie d’entrepreneur n’est pas facile, avec la liberté vient aussi les responsabilités et parfois « un peu » de stress (Panique !).
Comment transformer son métier sans se mettre en danger financièrement ?

 

C’est mon rôle que de vous aider à prévoir les risques potentiels et créer un plan d’action simple pour demain. Il y a des dizaines de méthodes plus ou moins complexes en fonction de votre situation aujourd’hui, mais pour aller à l’essentiel :

Solution n°1 : créer un petit projet rentable, à côté de votre travail (« Side Project »)
> C’est-à-dire un business minimaliste sur lequel vous allez bosser à court-terme, puis automatiser.

Solution n°2 : Investir un peu d’argent tous les mois et faire travailler l’argent pour vous (un actif), voir le quadrant de cashflow.

Solution n°3 : Utiliser le chômage pour vous créer votre emploi, une vie qui mérite d’être vécu (voir l’Ikigaï). C’est-à-dire développer votre activité et définir un prix, quitte à offrir vos services au début (Attention : offrir ne veut pas dire gratuit)

 

Prochain article : Les erreurs à ne pas faire quand on devient Entrepreneur (Bientôt)

Il vous faut compter une année et faire votre maximum pour réinventer votre vie et retrouver votre liberté. On avance ensemble pour commencer sereinement ?

  • 23 mai 2021

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